Fiscalité des placements : flat tax, barème progressif et cas pratiques

La fiscalité placement en France repose depuis 2018 sur le prélèvement forfaitaire unique (PFU), communément appelé flat tax. Ce taux global de 30 % se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux. Il s'applique par défaut aux intérêts des comptes à terme, aux dividendes d'actions et aux revenus des comptes sur livret fiscalisés, sans démarche particulière de votre part.

Quand l'option au barème progressif est avantageuse

Selon votre tranche marginale d'impôt épargne, renoncer à la flat tax peut être pertinent. Si votre taux marginal d'imposition (TMI) est à 0 % ou 11 %, l'option pour le barème progressif réduit la part d'IR de votre imposition totale. Attention : l'option s'applique à l'ensemble de vos revenus financiers de l'année, pas seulement à vos intérêts de CAT. Calculez les deux scénarios sur impots.gouv.fr avant de cocher la case correspondante sur votre déclaration annuelle.

Quels placements échappent à la flat tax ?

Certains produits bénéficient d'un régime fiscal plus favorable. Le Livret A, le LDDS et le LEP sont totalement exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux. L'assurance vie après 8 ans profite d'un abattement annuel de 4 600 euros (9 200 euros pour un couple) sur les gains rachetés, avec un prélèvement forfaitaire réduit à 7,5 % au-delà de l'abattement. Le PEA est également exonéré d'IR après 5 ans, les prélèvements sociaux restant dus. Ces enveloppes défiscalisées doivent être prioritaires avant d'investir dans un CAT si elles ne sont pas encore utilisées. Découvrez à ce propos notre page dédiée : arbitrer entre CAT et assurance vie en euros.

Cas pratique : CAT à 3,5 % brut sur 12 mois

Pour un dépôt de 40 000 euros à 3,5 % brut sur 12 mois, les intérêts bruts s'élèvent à 1 400 euros. Avec la flat tax à 30 %, vous percevez 980 euros nets, soit un rendement net de 2,45 %. Si votre TMI est à 0 %, le barème progressif donne une imposition de 240 euros (prélèvements sociaux seuls à 17,2 %), vous laissant 1 160 euros nets, soit un gain de 180 euros par rapport à la flat tax. Un calcul simple qui justifie de vérifier chaque année quelle option correspond à votre situation fiscale réelle. Notre rédaction vous propose aussi un éclairage complet :.

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